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13 bonnes raisons de vous sentir Gadiri

Par: Alice JOUNDI  

LOCALISME Pour se sentir d’un lieu, il faut parfois avoir l’impression d’avoir toujours été là, ou d’y être venu dans une vie antérieure, mais la plupart du temps il s’agit plutôt de le parcourir à pied et de prendre le temps de l'observer et de l'écouter. Alors, tu sais que tu es Gadiri quand...

Les estivants sont repartis dans leurs pays, les touristes d’hiver commencent à arriver et nous, dans cette agréable ville d’Agadir, y sommes parce que nous l’aimons.  Quelles que soient les raisons de notre présence ici, que nous y soyons nés ou que nous ayons choisi d’y vivre, quels sont les détails qui témoignent de notre appartenance gadirie ? Comme sur les réseaux sociaux, identifions ce qui nous fait nous sentir gadiris…

Tu sais que tu es gadiri quand :

Tu ne sors jamais le matin sans vérifier que tu as bien pris le chèche ou la petite laine qui te permettront de traverser sans problème les "quatre saisons" qui émailleront ta journée,

Tu frissonnes et enfiles un pull quand le thermomètre descend en-dessous de 18°,

Tu donnes un rendez-vous au "Jour & Nuit" pour un petit déjeuner (ou comme point de rencontre sur le front de mer),

Tu dis "la côte" au chauffeur de taxi si tu veux aller en bord d’océan,

Tu fais tes courses à Souk el Had sans te perdre dans les allées,

Tu négocies les prix parce que "prix fixes" tu ne sais plus ce que ça veut dire,

Tu parles des km 14, 17, 27 et 30 pour désigner les plages d’Imourane, Taghazout, Imiouaddar et Aghroud,

Tu te surprends à répondre "oho" au lieu de non ou "la" pour exprimer ton désaccord ou ton refus (car tu te sens berbère ou tu l'es déjà),

Tu ne vas quasiment jamais te baigner (à moins d'être surfeur) même si l’océan est à deux pas de chez toi,

Tu montes à Agadir O’fella seulement lorsque tu reçois des visiteurs étrangers,

Tu sais traduire "Macro" par Atacadao ou tu dis "rue de Marrakech" au lieu de "rue Haj Ahmed Akhennouch",

Tu aimes quand Agadir se vide à la fin de l’été ! Ouf, finis les embouteillages et les réveils noctures en sursaut quand les locataires saisonniers rentrent de leurs soirées.

Tu rétorques à un étranger impatient : "Un homme pressé est déjà mort, vous savez… Mettez-vous au rythme local ! "


Treize indices de notre "gadirité", de notre appartenance à cette ville où il fait bon vivre ! 

Texte et photo Isabelle de Balathier